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Aux abords de la Rivière Rouge

Par : Phillip Laterreur

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Région pittoresque habillée de collines verdoyantes, de forêts encore vierges et d'une magnifique rivière, Harrington est le comble de la tranquillité. Mais qui dit "petit paradis" dit aussi exploitation et développement... de quoi inquiéter nombre de résidents justement installés dans cette région pour avoir la paix.

Retour aux sources

Pour faire une histoire courte, il y eut le Bouclier Canadien, les forêts, les lacs, le gibier puis les Iroquois. Plus tard, exactement en 1692, une bataille sans merci entre les Iroquois habitant les berges de la rivière du Grand esprit contre des soldats de la vallée d'Ottawa (environ 400 soldats contre une centaine d'Iroquois) mit fin aux continuelles escarmouches entre ces deux peuples. Finalement, ce sont de vaillants Irlandais et Écossais qui, les premiers, vinrent s'installer et coloniser la région.

Aujourd'hui, la tranquillité, le grand air et l'entraide caractérisent la région. J'ai eu la chance de passer quelques jours dans ce petit village nommé Harrington où le mot d'ordre est bonheur. Le reste, connais pas. La plus part des résidents (es) vivent de façon traditionnelle, au rythme du soleil, sachant unir leurs connaissances à ce que l'environnement leur offre.

À Harrington, la légèreté de l'existence devient possible. Pendant qu'on descend en rafting sur la Rouge, à la ferme on nourrit les boeufs et les poules, à la maison on mange d'incroyables bouffes du terroir et on boit le pastis sous le chaud soleil de 14h.

Le train du développement

Mais comment conserver un tel paradis face aux ambitieux projets de l'homme tel que l'autoroute 50, une cimenterie, une usine d'extraction et d'embouteillage d'eau, la construction de chalets, l'implantation de barrages hydroélectriques, la coupe de bois, etc.

Ces résidents y parviennent tant bien que mal parce qu'ils ont adopté un style de vie qui place l'humain et l'environnement avant tout autres intérêts, par choix, par amour de ce qui leur est offert. Parce qu'ils s'interrogent, parce qu'ils résistent en trouvant des solutions alternatives.

Mais le train du développement semble arriver à la gare de Harrington, lentement, subtilement, mais certainement. La crainte demeure. Elle plane continuellement au dessus des journées ensoleillées sur les rives de la rivière du Grand esprit.

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